Qui sont les 300 plus riches de Suisse?

Le Schwytzois Klaus-Michael Kühne bouleverse la hiérarchie en s'immisçant sur la deuxième marche du classement 2021: ses titres ont flambé en bourse de 17 milliards. Fait marquant, l’entrée de Niklas Nikolajsen, premier cryptomillionnaire de notre liste.

Rang 264
Jérôme Félicité

Fortune
200 à 300 millions
Résidence princ.
Genève
Secteurs
Private equity, Immobilier, Construction

Jérôme Félicité, 48 ans, est devenu un acteur immobilier incontournable en développant l’entreprise Gérofinance avec flair et des acquisitions conséquentes: Régie Dunand en 2007, Régie de la Couronne en 2011. En 2015, il fait entrer l’homme d’affaires Claude Berda au capital du groupe. Copropriétaires, les deux hommes poursuivent les acquisitions ou les créations de sociétés: Lacour, Barnes Suisse, EDIFEA, puis en 2019, la Régie du Rhône. En quinze ans, le groupe est passé de 100 à 800 employés. Président du conseil d’administration, Jérôme Félicité est désormais le premier régisseur de Suisse romande, dont l’état locatif avoisine le milliard de francs pour quelque 2700 immeubles, mais également un acteur prépondérant du courtage. Avec Barnes, le groupe devrait dépasser en 2021 le milliard en volume de transactions, avec un millier de ventes cette année et plus d’une quarantaine de projets commercialisés en Suisse romande. 

Engagé dans l’un des principaux chantiers du pays, le quartier de l’Etang à Vernier (GE), le groupe a vendu avec Jean-Bernard Buchs en avril 2019 la première tranche des PPE, 290 appartements, en moins de 24 heures grâce à une matrice de calculation développée avec Raiffeisen, une première romande. 890 logements sont prévus dans ce nouveau quartier entièrement conçu, réalisé et géré par le groupe qu’il dirige. En Suisse romande, l’acteur immobilier multiplie les projets d’envergure: Moudon (250 logements), Bulle (400), Yverdon (200) et Sion (150).

Jérôme Félicité est désormais seul maître à bord avec son associé Claude Berda. Le groupe est en autofinancement complet et réinvestit environ 10% du chiffre d’affaires par an à ses dires, sans compter les prises de participation.

Avec l’homme d’affaires, ils investissent également dans de jeunes sociétés, soit avec une approche métier – notamment dans une dizaine de proptech suisses et étrangères dont ils testent les solutions – soit en private equity via des holdings et sociétés de prises de participation.